L’Extractothèque de La Réunion : une infrastructure stratégique au service de la biodiversité et de la santé
Dans le cadre du projet Trét’Zerbaj, porté par l’Université de La Réunion, l’Extractothèque de La Réunion franchit une nouvelle étape dans la structuration et la valorisation des ressources végétales du territoire.
À la croisée de la recherche scientifique, des savoirs traditionnels et de l’innovation en santé, cette plateforme constitue aujourd’hui un levier majeur pour explorer le potentiel thérapeutique de la biodiversité réunionnaise.


Une collection végétale ancrée dans le territoire
L’Extractothèque repose sur une sélection rigoureuse de plantes, issue à la fois :
- de la pharmacopée française,
- et des études ethnopharmacologiques locales, valorisant les connaissances traditionnelles.
À ce jour, 56 espèces végétales ont été intégrées, majoritairement endémiques et indigènes de La Réunion. Les travaux se concentrent actuellement sur l’utilisation des feuilles, reconnues pour leur richesse en composés bioactifs.
Des procédés d’extraction standardisés et traçables
Les extraits végétaux sont obtenus grâce à des technologies d’extraction par fluides pressurisés, permettant de couvrir un spectre moléculaire étendu.
Ce processus repose sur :
- des méthodes automatisées et reproductibles,
- une traçabilité complète, du prélèvement sur le terrain jusqu’à l’extrait final,
- des conditions de conservation alignées sur les standards de la chimiothèque nationale, en lien avec GIS Chembiofrance.
Une montée en puissance continue
L’Extractothèque connaît une dynamique de production soutenue :
- 154 extraits végétaux sont actuellement disponibles,
- avec un rythme moyen de 9 nouveaux extraits produits chaque semaine.
Cette progression permet d’alimenter efficacement les activités de criblage biologique et d’accélérer l’identification de molécules d’intérêt.
Un outil au cœur de l’innovation en santé
Véritable infrastructure de recherche, l’Extractothèque s’inscrit dans une ambition plus large : faire émerger de nouvelles solutions thérapeutiques à partir de la biodiversité locale, tout en assurant une valorisation durable et éthique des ressources naturelles et des savoirs associés.
Elle contribue ainsi à renforcer l’attractivité scientifique du territoire et à structurer un écosystème d’innovation autour des plantes à usage médicinal.

